Annoncé le 2 avril 2026, ce partenariat inédit entre l’Institut Pasteur et L’Oréal, un acteur de l’industrie cosmétique doit permettre de mieux comprendre la peau, cet organe de santé globale, à travers l’immunologie, le microbiome et les biomarqueurs cutanés.
Pour L’Oréal et l’Institut Pasteur, il s’agit là d’un accord-cadre de recherche et du premier partenariat scientifique de cette envergure entre le centre de recherche biomédicale de renommée mondiale et un acteur emblématique de l’industrie cosmétique. C’est aussi un partenariat entre deux institutions françaises de premier plan, animées par une conviction commune : la peau, l’organe le plus étendu du corps humain, est le témoin silencieux de l’état de santé global de chaque individu.
Le partenariat a été formalisé lors d’un symposium scientifique organisé le 16 décembre 2025 au Centre de Recherche Avancée de L’Oréal à Aulnay-sous-Bois, avec des présentations croisées de chercheurs des deux institutions. Lors de l’annonce publique du partenariat, Barbara Lavernos, Directrice Générale Adjointe de L’Oréal en charge de la Recherche, de l’Innovation et de la Technologie, a déclaré que cette collaboration visait à démontrer scientifiquement que la peau est un organe vital, reflet de la qualité de vie de chaque individu.
Sur une période de 3 ans, cet accord-cadre de recherche va permettre de réunir les expertises complémentaires des deux institutions en immunologie, microbiologie et sciences de la beauté. Les équipes de recherche vont notamment explorer de manière conjointe les interactions entre les micro-organismes, les cellules cutanées et le système immunitaire, en s’appuyant notamment sur les technologies non invasives d’analyse de la peau développées par L’Oréal, ainsi que sur des modèles 3D avancés incluant des organoïdes et de la peau reconstituée.
Pour Yasmine Belkaid, Directrice Générale de l’Institut Pasteur, « en associant l’expertise fondamentale de l’Institut Pasteur en immunologie et en sciences du microbiome à l’excellence technologique de L’Oréal, cet accord-cadre de recherche a pour ambition de décoder les interactions complexes entre les cellules de la peau, les microbes commensaux et les défenses immunitaires ».
Dans ce cadre, un premier axe de recherche, piloté par Clarisse Ganier et Laure Guénin-Macé au sein de l’unité Meta-Organisme de l’Institut Pasteur, concernera la manière dont les fluctuations hormonales modulent l’immunité cutanée et interagissent avec l’écosystème de la peau, microbiome inclus.
Au-delà de la recherche fondamentale, le partenariat vise aussi à accélérer la découverte de nouvelles cibles biologiques et le développement d’actifs de nouvelle génération pour des solutions avancées en matière de santé de la peau.
Ce partenariat s’inscrit, par ailleurs, dans la stratégie Pasteur 2030 de l’Institut Pasteur, qui encourage la recherche translationnelle via des alliances stratégiques unissant excellence académique et innovation industrielle au service de la santé personnalisée.
