Cosmetic Valley se rapproche du berceau historique de la parfumerie française en entrant dans la gouvernance d’une chaire de recherche dédiée au patrimoine du Pays de Grasse.
Une voix dans la gouvernance
Cosmetic Valley rejoint la Chaire Patrimoine Arômes, Parfums et Cosmétiques en Pays de Grasse (PAPC), portée par l’Université Côte d’Azur.
Lancée en juillet 2025 lors de la Grasse Perfume Week et dirigée par le professeur Xavier Fernandez, elle fédère la recherche académique et les industriels autour des savoir-faire du territoire.
La convention a été signée au salon Cosmetic 360 par le président de Cosmetic Valley, Marc-Antoine Jamet. Elle donne au pôle une voix délibérative, aux côtés des membres fondateurs : le Département des Alpes-Maritimes, la Communauté d’agglomération du Pays de Grasse, le groupe Robertet et Université Côte d’Azur.
Le premier comité de pilotage de la Chaire, réuni le 16 juillet 2026, a défini une feuille de route structurée autour de quatre axes : recherche et innovation, formation, structuration de la filière et rayonnement. Cinq premiers projets de recherche ont été sélectionnés, dont l’étude de la violette de Tourrettes, autour d’une extraction plus durable et de ses propriétés cosmétiques, pour préfigurer une filière locale. En octobre, l’association Cosmed est devenue mécène de la Chaire, à hauteur de 20 000 euros.
Chartres tend la main à Grasse
Le rapprochement entre les deux pôles historiques de la filière française se dessine. Cosmetic Valley, dont le siège est à Chartres, coordonne le secteur à l’échelle nationale et se présente comme le premier réseau mondial de la parfumerie-cosmétique.
Ce mouvement intervient alors que l’intérêt pour les savoir-faire grassois se renforce. La montée de la naturalité, la relocalisation du sourcing et l’intérêt renouvelé pour les ingrédients d’origine végétale replacent Grasse au centre du jeu, comme en témoignent les investissements récents des grands parfumeurs dans la région. Inscrits au patrimoine culturel immatériel de l’UNESCO depuis 2018, ces savoir-faire contribuent à l’attractivité du territoire. Pour Cosmetic Valley, s’associer à leur valorisation par la recherche, c’est aussi contribuer à sécuriser l’amont d’une filière qui fait de la traçabilité et de l’origine un argument différenciant.
