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1 avril 2026

Les filiales de LVMH épinglées par l’Italie pour marketing ciblant les mineurs

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Sephora, Benefit et LVMH épinglés par l'Italie pour marketing ciblant les mineurs - The Beauty Analyst
Image : Canva

L’Autorité italienne de la concurrence enquête sur des filiales italiennes de LVMH pour la promotion de cosmétiques auprès de mineurs.

Trois filiales du groupe LVMH : Sephora Italia, Benefit Cosmetics et LVMH Profumi e Cosmetici Italia S.r.l. font l’objet de procédures de l’Autorité italienne de la concurrence (AGCM) après des inspections portant sur la promotion de cosmétiques adultes auprès de mineurs.

L’AGCM a ouvert deux enquêtes distinctes : l’une vise uniquement Sephora Italia, l’autre concerne conjointement Benefit Cosmetics LLC, Sephora Italia et LVMH Profumi e Cosmetici Italia.

L’enquête porte sur la promotion de masques, sérums et crèmes anti-âge auprès de jeunes consommateurs, notamment via des micro-influenceurs très jeunes.

Selon l’AGCM, ces pratiques s’inscrivent dans un phénomène appelé “cosmeticorexie”, une préoccupation excessive pour les soins de la peau chez les mineurs.

L’Autorité précise que les enquêtes ont été déclenchées en raison de préoccupations liées à des informations essentielles susceptibles d’avoir été omises ou présentées de manière trompeuse. Elle rappelle également que l’usage fréquent et combiné de plusieurs cosmétiques par des mineurs, sans information adaptée, peut présenter des risques pour leur santé.

Les trois sociétés ont confirmé avoir été notifiées et indiquent coopérer pleinement avec les autorités, sans autre commentaire pour le moment.

Le 26 mars, l’AGCM, accompagnée du Special Antitrust Unit de la Guardia di Finanza, a mené des inspections dans les locaux de Sephora Italia, LVMH Profumi e Cosmetici Italia et LVMH Italia S.p.A.

Depuis plusieurs années, l’intérêt des mineurs pour des produits conçus pour les adultes est en hausse, illustré notamment par l’essor des Sephora Kids. Avec ces nouvelles procédures, le niveau de responsabilité des marques évolue : leurs pratiques promotionnelles peuvent désormais engager leur responsabilité juridique et commerciale si elles sont jugées inadaptées ou déloyales.

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